Archive | février 2019

La route de Béthune

15 fév

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   C’est vers 1770 que les Etats d’Artois décidèrent de l’aménagement d’un grand chemin entre Lens et Béthune. Quelques années plus tard, la voirie fut pavée. Après avoir été appelée route royale de Bouchain à Calais, elle devient en 1811 la route impériale n°50. Avec la loi sur les axes routiers de 1824, elle est baptisée route nationale n°43 de Metz à Calais, nom qu’elle conservera jusqu’à la réforme de 2006 quand elle devient la route départementale 943.

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    La route de Béthune aurait pu être le site de la bataille de 1648 entre Condé et l’armée espagnole. C’est par cet itinéraire que le Prince de Condé ordonna la retraite de ses troupes lors d’un assaut des espagnols le 19 août laissant ainsi croire à la victoire pour l’archiduc de Habsbourg. Le lendemain, Condé décida de combattre dans un autre secteur de Lens et remporta la victoire qui mit fin à la guerre de 30 ans.

   Difficile de croire aujourd’hui que l’ensemble des terrains longeant la route de Béthune, qui s’étendait alors du carrefour des Grands Bureaux au Chemin Manot, appartenaient depuis la fin du 19ème siècle à une seule entreprise : la Société des Mines de Lens. La « propriété privée » s’étendait de part et d’autre de l’axe routier jusqu’à la route de La Bassée au nord-est à l’avenue Alfred Maës (avenue de Liévin alors) au sud-ouest.

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   C’est en bas de la route de Béthune, dans un quartier appelé Sainte-Elisabeth, que la Société des Mines de Lens fit creuser sa première fosse en 1852. Ce secteur devint rapidement le centre de la compagnie minière dès la seconde moitié du 19ème siècle. Outre la fosse et son chevalet, on y trouvait les services administratifs, les ateliers, un dépôt ferroviaire et les premiers corons.

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   Lors de la Première Guerre mondiale, la route de Béthune fut l’un des sites où les batailles firent rage pendant les quatre années du conflit. Les troupes allemandes, réfugiées dans Lens y creusèrent des tranchées et érigèrent des blockhaus pour repousser les troupes alliées venant de Loos (qui n’était pas encore Loos-en-Gohelle).

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   En août 1917 lors de la bataille de la côte 70, c’est sur la route de Béthune que le soldat canadien Filip Konowal réalisa les exploits qui lui valurent la croix de Victoria, la plus haute décoration de l’Empire britannique. Son travail était de dénicher les allemands cachés sous terre. Il aurait éliminé à lui seul 16 ennemis en deux jours de combats. En souvenir du soldat Konowal le 22 août 2005, une plaque a été posée sur le muret figurant l’entrée d’une tranchée derrière une borne Vauthier. La borne Vauthier, du nom du sculpteur qui la réalisa, marque l’endroit exact de la ligne de front en juillet 1918, les points extrêmes qu’attinrent les troupes allemandes avant d’être définitivement repoussées.

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   Au début des années 80, le renfoncement dans ce muret sert surtout à entreposer ordures et objets divers. En accord avec la municipalité, le site est nettoyé et rénové par les services techniques des HBNPC.

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    Tout près de là se trouve le monument aux Morts des ouvriers, employés et retraités des mines de Lens de la Première Guerre mondiale. Dans un petit square à l’entrée duquel on trouve une plaque avec ce texte : « Ce monument et ce square sont placés sous la protection des mines, des mineurs et de leurs familles » est érigé le monument où sont posées 48 plaques (neuf autres sur un muret derrière la construction). En tout 906 noms de salariés et retraités des mines de Lens, des militaires tués au combat et des victimes civiles. Ce monument a été inauguré par Félix Bollaert le 4 octobre 1925, jour anniversaire à la fois de l’arrivée des Allemands à Lens en 1914 et de la libération de la ville quatre ans plus tard.

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   Après la Grande Guerre, la ville de Lens a dû redessiner son plan d’urbanisme. Il fut établi que les routes nationales traversant la ville auraient la taille suivante : trois mètres pour les trottoirs de part et d’autre et une voie large de huit mètres au centre. Un accord du être passé avec la Société des mines de Lens, celle-ci concéda à la ville la surface nécessaire à l’élargissement de la route.

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   Du côté des Mines de Lens, débute dès 1919 les travaux qui permettront de relancer la production. En accord avec la municipalité, le quartier Sainte-Elisabeth est repensé. Une artère est créée pour permettre de rejoindre la route de Béthune au centre-ville par l’avenue du Quatre Septembre.

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   Après le pompage des galeries inondées par les Allemands et la réparation du cuvelage, la fosse 1 est remise en service en 1922. Equipée d’un chevalement en béton, elle cessera d’extraire dès 1929 mais continuera d’assurer le service et l’aérage jusqu’à sa fermeture définitive en 1960.

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   Le puits est comblé en 1971 et le chevalet est détruit le mardi 22 juillet 1986.

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   Après la Grande Guerre, des abris de fortune, des demi-lunes en tôles abritèrent les ouvriers chargés de la reconstruction des mines.

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   Dès 1920 commença la reconstruction des cités tout le long de la route. Les habitations des corons ont alors des formes architecturales bien différentes : de longues barres, des maisons groupées par deux ou par trois puis, plus tard de petites maisons individuelles de pensionnés.

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   Au début des années 80, la ville de Lens devient propriétaire des terrains de la fosse 1 appartenant à Charbonnage de France. La municipalité décide de réaménager l’ensemble du site laissé à l’abandon.

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   Ainsi, petit à petit le long de la route de Béthune s’élèveront la médiathèque Robert Cousin et un ensemble immobilier, l’Espace Bollaert avec notamment un hôtel-restaurant.

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   Au pied du chevalet, la salle des fêtes des mines de Lens est rasée et remplacée par la salle Jean Nohain.

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   De l’autre côté de la route, Félix Bollaert avait fait élever en 1920 une chapelle. Elle permettait aux fidèles de la paroisse Saint-Léger de se réunir en un lieu en attendant la reconstruction de leur église. La chapelle reçut le nom de Sainte-Elisabeth. Progressivement, elle devint le lieu de culte de la communauté polonaise de Lens. Réalisée en bois, sa vétusté, sa dangerosité obligeront ne plus y donner d’offices dès le début des années 50.

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   En juin 1965, la chapelle est rasée et les travaux de construction d’une église aux formes architecturales modernes débutent. L’église du Millenium, que beaucoup de lensois appellent encore « l’église polonaise », est consacrée par le cardinal Rubin le 16 avril 1967. Elle est inscrite depuis le 27 janvier 2014 à la liste des Monuments Historiques.

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   Sur l’esplanade, une stèle rappelle que le dimanche 18 octobre 1981 Lech Walesa, alors leader du syndicat polonais Solidarnosc, est venu à Lens . Sur le parking du stade Bollaert, devant plus de 5000 personnes, une messe fut célébrée et suivie d’un spectacle assuré par les groupes folkloriques polonais de la région.

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   Le numéro 71 de la route de Béthune a pendant de longues années abrité la gendarmerie de Lens. La maréchaussée a longtemps occupé des casernes situées sur la place verte (place de la République). En 1877, elle intègre de nouveaux locaux dans la rue de la Paix. Mais rapidement, avec l’augmentation de la population, les effectifs de gendarmerie ne correspondent plus aux besoins surtout que les nombreux conflits sociaux exigent une présence importante des forces de sécurité.

   C’est justement l’argument qu’utilise la Société des Mines de Lens pour proposer au Département d’installer la gendarmerie sur un terrain lui appartenant route de Béthune. Situé à proximité des bureaux centraux, des ateliers et pas très loin des puits de mines, il permet l’intervention rapide des gendarmes en cas de conflit.

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   Le 1er octobre 1905, les gendarmes s’installent dans les nouveaux locaux et leurs familles dans des logements construits sur place autour de la grande cour. Dès l’année suivante, les troupes envoyées par Georges Clémenceau pendant la grande grève qui suit la catastrophe dite « de Courrières » bivouaquent dans la cour de la gendarmerie.

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   Après la Grande Guerre et la destruction totale des lieux, la gendarmerie est reconstruite en 1923 au même endroit. Elle sera modernisée à plusieurs reprises jusqu’à disparition du groupement de gendarmerie de Lens à la fin du siècle dernier.

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   Juste à côté, au numéro 73 de la route de Béthune habitait une des figures des Houillères et du Racing Club de Lens, Maurice Denis. Né en 1926 à Liévin, dessinateur maquettiste aux Grands Bureaux de Lens, il fut surtout connu pour avoir été l’un des responsables du magasine des mineurs « Relais ». Il a également été commentateur des matches du RCL, créateur du journal du club « Sang et or ». Egalement peintre à ses heures, c’est lui qui a dessiné le blason du RCL en 1955. Maurice Denis est décédé en 2013 à l’âge de 87 ans. (Source Gauheria n° 86)

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   Sur le même côté un peu plus loin se trouve la rue de l’Université qui conduit à l’IUT de Lens. Jusque dans les années 80, cette artère se nommait « le Chemin Perdu » dans lequel se trouvait l’entrée du centre de formation des Houillères qui a ouvert ses portes le 14 mai 1946. L’année suivante une mine-image (reconstitution d’une véritable galerie minière) permet aux stagiaires d’être formés dans des conditions identiques au travail du fond. Le centre et la mine-image fonctionneront plus de 35 ans avant d’être fermés définitivement le 31 août 1985.

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   Le site a alors servi à construire l’IUT qui a ouvert ses portes à la rentrée 1987 pour 75 étudiants.

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   Un peu plus haut, on arrive dans la cité de la fosse 12. Sur la côté gauche, une zone d’activités légères. Elle est installée là depuis la fin de l’exploitation charbonnière et la destruction du site de la fosse 12bis. La fosse no 12 bis dite du docteur Barrois fut percée vers 1905 pour servir d’aérage à la fosse 12.

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   Son chevalet est reconstruit en béton armé après la Première Guerre mondiale. Elle est utilisée jusqu’en 1976.

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   C’est en 1984 que le chevalet est détruit et que le carreau devient une zone d’activité où sont regroupées plusieurs entreprises.

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   En face, l’avenue Saint-Edouard nous laisse entrevoir l’église de la cité de la fosse 12.

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   Quelques mètres plus loin, sur le même trottoir, de nombreux commerces. Dans les années 50, c’était un lieu de détente et d’amusements pour les jeunes lensois. Les cinémas « L’Eldorado » ou « Printania », les salles de bal « Herfaut » ou « Idéal Dancing », une salle tenue par la famille de Firmin Cerisier dont les deux filles épousèrent les joueurs professionnels du RCL Jean Lewandowski et Ladislas Smid (dit Siklo).

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   Juste avant d’entrer dans Loos-en-Gohelle, la route de Béthune traverse le carrefour Plumecocq. A gauche, le rue Léon Blum, à droite, la rue Pierre Brossolette. Longtemps ces deux rues faisaient partie du Chemin Manot, une artère qui allait de Souchez à Vendin-le-Vieil. C’est au 17ème siècle qu’elle fut créée par un certain Manot, intendant du roi Louis XIV. Pendant la guerre de Trente Ans, quelques années avant la victoire de Condé, les troupes françaises encerclèrent à plusieurs reprises la ville occupée par les Espagnols. Les armées françaises étaient cantonnées dans des camps décrivant un arc de cercle sur les hauteurs de Vendin, Lens et Liévin. Le chemin Manot permettait de relier ces garnisons entre-elles en évitant de s’approcher des remparts de la ville.

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   Enfin, après avoir laissé sur la droite les quelques commerces, il fallait auparavant passer sous le pont du chemin de fer des mines avant de quitter Lens.

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   De nos jours, la route de Béthune est toujours autant fréquentée, surtout lors des rencontres de football au stade Bollaert car elle relie directement les parkings du stade à l’autoroute A21, la rocade minière.

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La route de Lille et le Grand-Condé

3 fév

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   Au Moyen-âge, le Chemin de Lille, sur lequel sera tracée la route de Lille bien plus tard, n’était pas raccordé directement au bourg de Lens. Il fallait sortir par la Porte d’Arras et prendre vers le nord.

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   Au 18ème siècle, la jonction est faite avec la construction de la porte de Lille que l’on pourrait situer aujourd’hui sur la rue Lanoy, au croisement des rues Eugène Bar et du 14 Juillet.

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   Avant la loi du 28 juillet 1824 qui institua les routes nationales, le tronçon allant de Lens à Loison-sous-Lens faisait partie de la Route Impériale n°28 allant du Havre à Lille. En 1824, elle intègre la route Nationale 25. Depuis le 1er janvier 2006, nous sommes sur la route Départementale n° 917.

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   La route de Lille débute officiellement dès les premiers corons, au niveau de la rue Etienne Dolet.

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   Depuis le 19ème siècle, elle s’appelait « Rue de Lille » depuis la place Jean Jaurès à la limite de Loison.

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   Puis elle fut scindée on donna le nom de « Route de Lille » au-delà de la place du Cantin. De là jusque sur la place Jean Jaurès, elle conserva le nom de rue de Lille jusqu’en 1947 lordqu’elle devint la rue René Lanoy.

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   Les recensements de la population nous indiquent que dès 1861, des mineurs se sont installés sur la route de Lille près de la fosse 2 et qu’en 1886, des corons y étaient construits.

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   Pour rompre la monotonie de ces grands alignements, la Société des Mines de Lens avait orné chaque maison de motifs différents.

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   Les mineurs qui vivaient là étaient essentiellement employés à la fosse 2 dite du Grand Condé. L’avenue du même nom partant de la route de Lille permettait de rejoindre le carreau de la fosse.

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   Cette fosse fut appelée ainsi par la Société des mines de Lens car elle se situait dans le quartier du Grand Condé appelé ainsi en souvenir de la victoire du Prince de Condé sur les troupes espagnoles de Léopold de Habsbourg en 1648. C’est en cet emplacement qu’aurait été situé le campement des troupes françaises avant de donner l’assaut.

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   Un autre campement militaire exista au Grand Condé. Le notaire Léon Tacquet, gendre d’Elie Reumaux le directeur des mines de Lens, possédait au Grand Condé un grand haras. Il servit de campements en 1906 aux militaires français envoyés mater la grève des mineurs consécutive à la catastrophe des mines de la compagnie de Courrières.

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   Des 1914, ce furent au tour des troupes allemandes de s’installer dans les haras du notaire.

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   La fosse 2 fut creusée à partir de 1858 à une profondeur de 226 mètres. En 1905, la fosse 2 bis lui fut adjointe.

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   Déjà à cette époque, les corons côtoient quelques maisons individuelles sur cette route rectiligne.

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   Comme le reste de la région lensoise, la route de Lille est entièrement rasée lors de la Première Guerre mondiale.

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   Des 1919, la reconstruction débute. Il faudra attendre le début des années 20 pour voir de nouveau les alignements de corons sur la route de Lille.

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   La réfection de la route et des trottoirs viendra un peu plus tard.

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   Une fois les barres de corons franchies en direction de Loison, les maisons des mines sont construites dans un autre style : des habitations groupées par deux ou par trois.

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   Auparavant les nouveaux chevalets des fosses 2 et 2bis se sont élevés. L’un métallique, l’autre en béton armé.

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    Les fosses 2 et 2 bis cesseront leur activité en 1972. Le terrain, abandonné par les HBNPC, devint vite une friche envahie par la végétation.

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   De nos jours sur l’ancien carreau de la fosse du Grand Condé se trouvent des services techniques municipaux et la grande antenne de télécommunication visible de loin.

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   Là où se rejoignent les communes de Lens et de Loison se dressaient dès 1919 les premières habitations de la Cité Hollandaise. De petites maisons en bois offertes par le gouvernement des Pays-Bas. Elles sont importées en pièces détachées et montées sur place. Emile Basly, maire de Lens à l’époque, n’hésite pas à comparer le confort relatif de ces habitations avec la vétusté des logements provisoires mis en place par l’état français.

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   Ces maisons qui n’étaient que provisoires perdureront jusque dans les années 70. La cité sera alors rasée pour laisser place aux travaux de la rocade minière et les habitants relogés dans la cité Anne Franck toute proche.

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   A la limite entre la rue Lanoy et la route de Lille se trouve aujourd’hui une station-essence. C’était à cet endroit que le célèbre coureur cycliste lensois Maurice Garin avait installé son garage. Maurice Garin, arrivé à Lens en 1901, vainqueur du tout premier tour de France en 1903 est resté aux commandes de son commerce jusqu’à son décès à Lens le 19 février 1957.

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   Sur la gauche de la route en allant vers Lille, une église à l’architecture peu ordinaire. Elle est consacrée à saint Wulgan et à Notre-Dame des Mines. Elle a remplacé au début des années 60 la chapelle Notre-Dame des Mines construite après la Première Guerre et qui, se dégradant dangereusement, a du être détruite.

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   L’église saint Wulgan fut ouverte au culte en 1962. Sa forme circulaire, ses nombreux vitraux et sa verrière sont remarquables.

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   Chaque année, une procession était organisée dans la cité de la fosse 2 : des mineurs en tenue de travail portaient la statue de Notre-Dame des Mines, une œuvre réalisée par un mineur, Marc Montaigne, en 1935.

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   En face de l’église Saint-Wulgan, la rue Jules Guesde, dans laquelle après la Grande Guerre les mines de Lens avaient mis à la disposition des pompiers lensois 16 logements. Pour les alertes, la rue était munie d’une sirène.

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   La route de Lille arrive ensuite au niveau de l’embranchement vers Loison. Là se trouvait un passage à niveau non gardé qui protégeait une voie ferrée des mines de Lens. Après la seconde guerre, un embranchement partant de la fosse 2 du Grand-Condé rejoignait par le boulevard du Marais les entreprises riveraines du canal dont l’usine des Laminoirs.

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   Au début des années 70, la ville de Lens prend possession d’une grande maison d’ingénieur des mines au 303 de la route de Lille. Le 6 avril 1974 était inauguré dans cet édifice la Maison d’accueil Ernest Schaffner destinée à recevoir jusque 26 sans-abris de la commune. Aujourd’hui se trouve à cet emplacement l’association APSA La Boussole, une association humanitaire d’entraide sociale.

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   C’est juste après les bretelles de l’autoroute que la Route de Lille quitte Lens pour entrer sur le territoire de Loison. De la place du Cantin à l’entrée de Loison, la route de Lille reste une des artères les plus fréquentée de la région.

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