Edmond BUYCK, lensois, coureur à pied et poilu de la Grande Guerre

10 nov

   Edmond Buyck est né à Roubaix le 26 octobre 1889 10 heures. Il est le fils d’Edmond Buck, menuisier dans cette ville, rue Pierre de Roubaix et d’Emmerie Tytgat, ménagère.

acte naissance

   Au début du 20ème siècle, on retrouve la famille à Lens, rue Bayard.

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La rue Bayard à Lens au début du 20ème siècle

   Edmond fils s’intéresse à la course à pied. Il fait ses débuts dans le Club pédestre lensois créé par Jules Van den Weghe (qui fut par la suite le premier président du Racing Club lensois).

   Spécialiste du cross-country et des épreuves longue distance, Edmond Buyck obtient d’excellents résultats régionaux. Ce coureur d’un mètre 63 pour 55 kilos passe alors sous le giron de François Descamps, le professeur de gymnastique qui découvrit Georges Carpentier.

débuts

   Son nom est cité dans la presse régionale. Il se fait remarquer au tout début du siècle dans la course Lille-Roubaix-Lille où il termine second derrière Rohart, le grand champion roubaisien de l’époque puis remporte ou se signale dans les courses pédestres comme à Avion ou Béthune.

1911

   A cette époque, aucun championnat n’était organisé dans le Pas de Calais et chaque coureur pouvait se déclarer champion départemental. François Descamps qui n’était pas à court d’idées, décida de lancer un défi aux autres coureurs dans une course Lens-Arras et retour. Ainsi, Edmond Buyck, en remportant cette épreuve, pouvait s’enorgueillir d’être le meilleur crossman du département.

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   C’est avec ce titre qu’il se présente en 1909 au « Tour de Paris » organisé par le journal l’Auto ». Cette épreuve, créée deux ans plus tôt est le véritable championnat de France de marathon puisqu’elle se déroule sur 42, 194 kilomètres. Le départ et l’arrivée ont lieu avenue de Suffren au pied de la grande roue (construite en 1900 à l’occasion de l’Exposition universelle de Paris).

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   Pour sa première participation, il termine 5ème. Les journalistes sportifs de l’époque lui prévoient un bel avenir dans la course à pied.

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   En 1909, il termine au pied du podium, ce qui l’encourage à se réinscrire l’année suivante. Cette fois, il n’est que septième bien qu’ayant réussi à parcourir l’épreuve dans un temps inférieur de 4 minutes par rapport à l’année précédente.

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   Mais l’homme semble têtu et continue de lancer des défis comme celui qu’il propose à Jean Missant pour le titre de champion du Pas-de-Calais. Buyck est battu et perd son titre. Les résultats ne sont plus ceux escomptés. En 1911, il descend de la catégorie « Elite » en première catégorie. On le voit de moins en moins sur les parcours pédestres et ne il dispute plus que quelques courses locales.

1912

   Il faut dire que le 3 août 1911, Edmond Buyck est appelé sous les drapeaux. Il est affecté au 13ème régiment d’artillerie à Vincennes. La compétition, c’est terminé pour lui. Libéré le 26 septembre 1912 avec un certificat de bonne conduite, il est rappelé lors de la mobilisation générale du 1er août 1914. Il fait alors partie du 13ème régiment d’artillerie basé à Issoire qui prend position à Raon-l’Etape.

   Il sera décoré de la Croix de Guerre, étoile de bronze pour acte de bravoure avec cette citation : « Excellent soldat… sous un violent bombardement le 1er mai 1916, a continué à faire tirer sa pièce avec la plus grande précision ».

   Le 3 juin 1916, il est promu brigadier puis maréchal des logis le 10 mars 1917. En juin, il est mis en sursis aux mines de Blanzy (Saône-et-Loire). C’est la loi Dalbiez qui visait à rendre des bras à l’économie du pays, qui permit à certains soldats d’être affectés à l’industrie. Ils étaient placés en sursis d’appel mais toujours rattachés à leur régiment.

fichemilitaire

   Le 28 avril 1919, Buyck est libéré et, on ne sait pour quelle raison, se retire à Ticapampa, un centre minier du Pérou. En juillet 1922, il revient en France et s’installe dans la région parisienne.

   Le 2 juin 1925, il se marie à Paris avec Célestine Borgne. On n’entendra plus parlé d’Edmond Buyck jusqu’à son décès le 24 décembre 1970 à l’âge de 81 ans.

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