Archive | décembre 2019

28 décembre 1919, la ville de Lens est honorée

28 déc

   Il y a 100 ans jour pour jour, la Légion d’Honneur et la Croix de Guerre étaient attribuées à la ville de Lens. Revivons ces moments à la manière des journalistes de l’époque (Le Grand Echo du Nord et le Petit Parisien).

   Ce 28 décembre, le Président Poincaré a remis la Légion d’Honneur à quatre villes martyres lors de son voyage dans le Pas-de-Calais.

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   LENS : pauvre ville atrocement assassinée, elle n’est plus rien que poussière, poussière sur poussière. Nulle part, la dévastation n’a été aussi féroce.

   Plus une maison : 3500 cahutes et 7000 âmes, un hôpital moderne de 90 lits. Une équipe de locomotives minuscules qui emporte sans cesse la ville dans des wagonnets. On voit paraître ça et là le terrain que couvrait la cité défunte et que recouvrira la cité nouvelle.

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   La ville de Lens a eu hier son jour de gloire. M. Poincaré y est arrivé vers 10 h 00 par la route de Béthune sous la brume que le soleil d’hiver tentait de percer. Le 13ème chasseurs à pied, avec des tirailleurs marocains, formait la haie sur son passage. Une salve de 21 éclats d’obus saluait le chef de l’Etat.

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   Le président, accompagné du Maréchal Pétain et de messieurs Ribot et Jonnart, sénateurs, se rendit à la mairie place du Cantin où M. Basly, député-maire, lui présenta son conseil, les maires du canton et les hautes personnalités des mines de Lens. Des sociétés locales et des environs étaient massées près d’une estrade sur laquelle se déroula la cérémonie.

   Les habitants revenus, les femmes, les enfants étaient là, pressés autour de l’estrade. Ils chantaient et ils tendaient des fleurs. Ils les lançaient aux pieds du Président en l’acclamant à grands cris ! Deux fillettes présentèrent des fleurs à M. Poincaré qui les embrassa.

   Parmi les assistantes, nous avons remarqué Madame Lemaire, la vaillante lensoise qui fut condamnée à 10 ans de bagne par les boches et ne fut libérée qu’à l’armistice. Elle avait caché un soldat français. Cette brave ménagère reçut la Légion d’Honneur.

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Le discours du Président

   Après une rapide visite des ruines de Lens en compagnie de monsieur Basly, le Président monta sur l’estrade et prononça un discours dont nous extrayons les passages suivants : « Lorsque je suis venu l’an passé peu de jours après la retraite de l’ennemi, visiter la malheureuse ville de Lens, je n’avais trouvé devant moi qu’une immense solitude et un monceau de poussières.

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   Nulle part, ni à Verdun, ni à Reims, ni à Arras, ni ailleurs, je n’avais vu dévastation plus complète, ni plus lamentable chaos. Le boulevard des Ecoles où jadis à l’entrée et la sortie des classes, allaient et venaient tant de petits garçons et fillettes, où se pressait journellement la foule de nos concitoyens, où circulaient à des heures régulières les mineurs remontant des fosses, les ouvriers sortant des ateliers, les employés revenant de leur magasin, ce long boulevard, si plein de vie et d’activité, n’était plus qu’une monotone et sinistre rangée de pierres en éclats et de briques en poudre ».

   Le Président décrit ensuite la ruine des mines inondées et en face de ce désastre, il dresse le vigoureux tableau de Lens renaissant.

   « En violant la neutralité de la Belgique, l’ennemi ne perdait pas de vue l’occupation de nos mines du nord. Dès le 31 août 1914, il entrait dans Lens, avec tout l’appareil de la victoire et de l’arrogance ; et si la bataille de la Marne le contraignait, le 7 septembre, à s’éloigner d’ici, il revenait moins d’un mois plus tard, le 4 octobre et il restait dans votre ville infortunée jusqu’à la veille de l’armistice.

   Combien de fois, du haut des collines où les troupes françaises avaient installé des observatoires, combien de fois n’ai-je pas contemplé avec mélancolie le riant tableau de votre plaine égayé par les toits rouges des corons. Je voyais au loin les cheminées et les élévateurs de vos usines. »

   Le Président retrace l’histoire de notre ville avant la guerre et pendant la guerre ; il montre la population laborieuse tout à coup saisie par les progressions de l’invasion ; ses quartiers touchés bien à regret par l’artillerie française ; la déportation de ses habitants par l’occupant.

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   Ce n’est qu’aux premiers jours d’octobre 1918 que les Allemands, chassés par le bombardement des Anglais, commencent à se replier vers le canal de la Haute-Deûle, derrière les inondations et les marais. Le 3 octobre, ce qui subsiste de Lens, un large espace couvert de briques émiettées, est enfin réoccupé par nos vaillants alliés.

   Depuis lors, 15 mois ne se sont pas écoulés, et par un prodige de volonté, de courage et de travail, vous avez déjà, messieurs, fait sortir votre ville du sépulcre où elle était ensevelie. Vous allez maintenant, avec l’aide nécessaire des pouvoirs publics, reconstituer se fortune et sa puissance industrielle. En souvenir des souffrances qu’elle a enduré, et de la patriotique énergie qu’elle a montrée, je lui remets, au nom du gouvernement de la République, la Croix de la Légion d’Honneur et la Croix de Guerre. »

   M. Poincaré épingle alors, sur un coussin de velours rouge aux armes de la ville, la Croix de la Légion d’Honneur et la croix de Guerre. Sous le soleil revenu, il n’y eu qu’une clameur sortie de milliers de poitrine : « Vive Poincaré. Vive la France ! ».

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Discours de M. Basly, maire de Lens

   « Il y a 5 ans, à pareil époque, l’armée allemande entrait dans Lens et ce n’est pas sans émotion que j’évoque les souvenirs de ces jours d’angoisse et de deuil, ou un ennemi qui, depuis des années, méditait et préparait l’agression, se ruait sur la France pacifique ».

   Puis, ayant tracé le tableau de l’héroïsme et des souffrances de la ville, il ajoute : « Quant à nous, nous avons su faire notre devoir, nous continuerons à le faire. Lens renaitra, tous sont animés de la volonté de le voir revivre.

    Aujourd’hui, ils sont 7000, plein d’ardeur et de travail. Pourtant, les conditions d’existence y sont rudes. Voici venir l’hiver, menaçant pour les gens qui n’ont d’autre abri que des baraques ouvertes aux intempéries. Et c’est en présence de cette menace que nous vous disons : « Monsieur le Président de la République, voyez ce que nous avons fait, voyez ce que nous voulons faire. Aidez-nous ! »

    Et il conclut :

    « La population de Lens a pour vous, Monsieur le Président, la plus vive gratitude et conservera toujours vivant le souvenir de votre visite et des distinctions que vous venez de lui remettre. Elle en est fière et elle en est digne. En son nom, je vous en remercie. »

discours Basly

   La chorale de Sallaumines chanta « le Rhin allemand » puis le Président se rendit à l’hôpital de Lens où M. le docteur Brulant et les dames de la Croix Rouge lui firent visiter l’installation. Il eut des mots d’encouragement pour les malades.

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   Pour les indigents, le Président à laissé 3000 francs à la ville de Lens. Le Président et sa suite remontèrent en auto, regagnèrent le train spécial qui s’arrêta un peu plus tard à Farbus où eut lieu le déjeuner avant l’arrivée à Arras.

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   Le décret du Journal Officiel daté du 28 décembre 1919 :

Journal_officiel.

Cinquante-six ans avant la cagnotte pour les grévistes de la SNCF, retour sur l’incroyable élan de solidarité pour les mineurs de 1963

23 déc

    L’article suivant a été écrit par un journaliste de France-Info, Pierre Godon. Il a été réalisé  avec des témoignages de membres du groupe du Lensois-Normand de Facebook. Je remercie Pierre Godon et France-Info d’avoir accepté que je le mette en ligne sur ce blog. 

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   Alors que la grève des conducteurs à la SNCF et à la RATP est entrée dans sa troisième semaine, retour sur un des plus importants conflits sociaux du XXe siècle dans l’Hexagone. A l’époque, cette grève des mineurs avait provoqué une vague de dons sans précédent.

   « Cette grève, on ne l’a pas gagnée tous seuls, les mineurs. Sans tous les gens qui nous ont aidés, jamais on aurait tenu 34 jours, jamais on aurait fait plier De Gaulle. » L’homme qui parle, c’est Martial Ansart, ancien mineur de fond à Hersin-Coupigny (Pas-de-Calais). Il a 17 ans le 1er mars 1963, premier jour d’un des conflits sociaux les plus importants du XXe siècle en France et objet de l’élan de générosité le plus spectaculaire jamais constaté dans le pays. De quoi vous faire regarder d’une autre façon les cagnottes ouvertes en 2019 pour soutenir les grévistes opposés à la réforme des retraites.

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   L’adage syndical dit qu’il faut savoir terminer une grève. Faire preuve de ruse pour bien la commencer, c’est bien aussi. Louis Bembenek, 24 ans en 1963, et mineur à la fosse Delloye de Lewarde (Nord) raconte : « L’hiver 1962-63 avait été terrible. La CFTC voulait lancer un mouvement de grève dès début janvier, mais on [la CGT, majoritaire chez les mineurs] a dit non. Tout simplement parce que ça allait pénaliser les gens. Tout le monde se chauffait au charbon à l’époque. Pour ne pas braquer d’entrée l’opinion publique, on a débuté le mouvement en mars. » Principale revendication des gueules noires : une augmentation des salaires alors que l’inflation s’envole et que les autres professions obtiennent des rallonges.

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Quand De Gaulle dégaine « la bombe atomique »

   Le contexte leur est favorable, souligne l’historien Stéphane Sirot, spécialiste de l’histoire des mineurs : « En 1963, l’après-guerre n’est pas si loin, et chacun a en mémoire la bataille du charbon [en 1945, quand les mineurs ont mis les bouchées doubles pour aider à redresser le pays]. La puissance du Parti communiste français (PCF), qui a construit son image adossée à celle du mineur, est au plus haut, et numériquement, avec 200 000 mineurs, c’est une des professions les plus importantes de France. » Sans compter que le pouvoir, pas encore habitué à mettre les mains dans le cambouis social après la longue séquence algérienne, commet une bourde majeure dès le début du conflit.

   Dès le 2 mars, de Gaulle signe un ordre de réquisition des mineurs depuis sa maison de Colombey-les-Deux-Eglises (Haute-Marne), un samedi soir. « Rien moins que la bombe atomique en matière de relations sociales », commente Stéphane Sirot. La Lorraine puis le Nord-Pas-de Calais refusent l’oukaze du général. Lundi 4 mars, le « Grand Charles » se retrouve avec 200 000 grévistes résolus en face de lui.

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De l’aide venue du bloc communiste

   « Je me souviens des miracles que faisaient les mamans pour remplir les assiettes », raconte Jean-Pierre Hainaut, 11 ans à l’époque et un père mineur à la fosse 21 à Harnes (Pas-de-Calais). Pourtant, ce n’est pas grâce à leurs potagers que les mineurs survivent. A part quelques poireaux et quelques carottes, en mars, ils n’ont pas grand-chose à se mettre sous la dent. Les mécanismes traditionnels de solidarité du bassin minier se mettent en place : les commerçants font crédit, les maires offrent des repas gratuits pour les enfants dans les cantines scolaires…

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   « Le syndicat des mineurs nous distribuait du lait et des sardines qu’il mettait sur la pierre de notre porte, se souvient Horia, fille de mineur âgée de 12 ans à l’époque. Il fallait surveiller pour ne pas se les faire chiper. Dans le jardin, on avait des bêtes, des moutons, des poules et des lapins. On a fini par y ajouter un chien, car la nuit, on essayait de nous voler. On a finalement trouvé le coupable grâce aux plumes. C’était le voisin. Après une bonne explication façon boxeur, on est finalement devenus les meilleurs amis du monde. »

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   Mais les choses basculent rapidement dans une autre dimension. Très vite, l’URSS, la Tchécoslovaquie et la Pologne débloquent des fonds. Rien de très surprenant de la part de pays communistes du bloc de l’Est. Mais de l’argent arrive aussi en provenance du Vietnam, du Pérou ou du Chili… « C’était marginal, mais hautement symbolique », souligne Stéphane Sirot. Il n’y a pas que des fonds qui arrivent. « Un midi, on frappe à la porte, raconte Daniel, à l’époque adolescent, qui vit avec ses cinq frères et sœurs et sa mère célibataire dans un logement modeste. On ouvre. Sur le seuil, des gens qui ne parlaient pas très bien français. C’étaient des Hollandais qui nous apportaient du pain. »

Lens, centre du monde

Des camions avec des plaques étrangères, on en a vu un paquet dans le bassin minier en ce printemps. Selon la légende, un camion belge ou polonais rempli jusqu’à la gueule n’arrivait plus à repasser le porche de la maison syndicale de Lens une fois déchargé. C’est à Lens qu’étaient centralisés les vivres, répartis ensuite dans les différentes communes. « Et après, on passait avec un mégaphone dans les rues pour appeler les gens à se rendre place de la mairie avec leur livret de famille », raconte l’ancien mineur Martial Ansart. 

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   Les Français des autres régions ne restent pas les bras croisés. Ils découvrent dans la presse des témoignages effarants, comme celui de ce « vieillard de 40 ans » rencontré par un journaliste de L’Aurore : « Dans ma famille, on était douze à la mine. Onze sont morts avant 50 ans et moi, je suis silicosé à 45%. (…) Même les Allemands, tu m’entends, même les Allemands, sous l’Occupation, ils ne nous ont pas réquisitionnés. » Autre point significatif pour l’opinion : les mineurs organisent des défilés colossaux, mais contrairement à d’habitude, le conflit social ne dégénère pas en conflit tout court. « Lors de la plus grosse manifestation à Lens, on était 80 000, il n’y a pas eu une ampoule de cassée », souligne l’un d’eux. Cela permet à beaucoup de se sentir solidaires. Et nombreux sont ceux qui contribuent avec un petit billet glissé aux quêteurs envoyés par le PCF et la « Cégette » un peu partout en France.

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   Quand il bat le pavé en banlieue parisienne, le mineur cégétiste de Lewarde Louis Bembenek tient dans sa main droite un panier, dans l’autre sa fiche de paye. « Mon épouse avait un oncle, huissier au Sénat, qui refusait de croire qu’on gagnait si peu que ça. Alors je montrais mon salaire à qui voulait voir ! » Quelques kilomètres plus loin, Martial Ansart se retrouve sur le marché de Nanterre (Hauts-de-Seine), épicentre de ce qu’on appelait alors la « ceinture rouge » de Paris. « D’un seul coup, une vieille dame, originaire d’Hersin, qui devait me connaître de vue, se plante devant moi et me tend une tarte à la crème. ‘Tiens min tchiot, t’as faim’ ["tiens mon garçon, tu as faim", en patois ch'ti]. Un gars de la Seita m’a aussi donné une cartouche de cigarettes, j’ai aussi récolté beaucoup d’argent… J’ai tout partagé, bien sûr, sauf la tarte. »

Johnny offre le cachet d’un concert

Dans la famille Ansart, le père, bouffeur de curé convaincu, se voit assigner le point stratégique… de la sortie de la messe. Le premier à se précipiter pour lui tendre quelques billets, c’est l’homme en soutane en personne. « Ce qu’il a pu se faire chambrer après ça ! » sourit le fiston. Par la voix des archevêques de Cambrai et d’Arras, l’Eglise catholique prend publiquement position en faveur des mineurs : « Cette grève nous concerne tous. Nous devons nous sentir solidaires de toutes les souffrances. » Louis Bembenek, à la CGT, se retrouve lors d’une quête à Cambrai invité dans les locaux de l’archevêché. « C’est vrai qu’une telle rencontre peut surprendre… J’ai encore la photo ! » sourit-il. Au total, les sommes récoltées dépassent les 2 millions d’euros au cours actuel. Le plus gros donateur est peut-être un certain Johnny Hallyday, qui offre le cachet de son concert (estimé à 7 500 euros) à Decazeville, dans l’Aveyron, aux grévistes. « Cette somme constitue un record, à ma connaissance, assure l’historien Stéphane Sirot. Mais rapportez-la au nombre de grévistes : à peine 10 euros par tête. »

Au début de la quatrième semaine de grève, pour soulager les familles, le Parti communiste lance un appel pour accueillir les enfants du bassin minier dans des familles d’accueil pendant les vacances de Pâques. Ce ne sont pas moins de 23 000 enfants qui s’extraient de l’angoisse de l’assiette vide pendant deux semaines. Pour Daniel Doutrelon, 14 ans, direction le « 10-12 rue Epoigny à Fontenay-sous-Bois, téléphone Tremblay 13-27. Je m’en rappellerai toute ma vie. » Il tombe chez un négociant en matériaux de construction marié à une secrétaire. Leur fils unique a quitté le nid et laisse à l’enfant de la fosse 9 « une chambre immense, une salle de bains et même un transistor ! » Le couple du Val-de-Marne voulait bien accueillir un enfant du bassin minier, mais plutôt âgé. « Et pour cause, raconte Daniel. Ils m’ont prêté un vélo, me donnaient de l’argent le matin, et me disaient ‘Va donc jouer au bowling’ ou ‘Va visiter le Sacré-Cœur !’ »

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   C’est parti pour quinze jours de liberté, gravés dans sa mémoire. « Comme mes frères et sœurs plus jeunes avaient été placés à Vincennes, pendant ce temps-là, ma mère était soulagée. » Cette colonie de vacances aussi massive qu’improvisée donnera lieu à un très beau documentaire, Grève des mineurs de 1963, merci Papa ! Les Bernard, Daniel les a revus, une fois. « Ils étaient montés jusqu’à Lens en juillet pour me proposer une place dans leur entreprise familiale. » Sa maman a dit non. Sur le coup, le fils n’a pas moufté. Aujourd’hui, il en conçoit une pointe de regret. Surtout que la prochaine rencontre n’aura jamais lieu. « C’était en 1974 ou en 1975, j’étais dans le secteur, je suis retourné les voir. C’était un samedi. J’arrive, les volets sont fermés. Je demande à un voisin. ‘Monsieur Bernard ? On l’enterre aujourd’hui’, m’a-t-il répondu. »

Quand les enfants reviennent au bercail, les mineurs ont gagné sur toute la ligne : +10 % de salaire, une semaine annuelle de congés payés supplémentaire… Quelques mois plus tard, l’heure est aux remerciements. C’est à l’avant d’un camion rempli de charbon que Martial Ansart reprend la route de Nanterre. Accroché en haut du prise-brise, un calicot sur lequel est écrit ‘Les mineurs remercient’. « On avait choisi le jour du banquet des aînés. On arrive dans une grande salle, sur un tapis rouge. En face de nous, une grande table en U. Et d’un seul coup, tous les anciens se sont levés et ont entonné à pleins poumons L’Internationale. Quelle communion ! Je n’ai jamais vécu ça de nouveau. Jamais. »

1963 6 

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