Le PARIS-LENS cycliste

22 fév

   Ce texte a été réalisé avec la collaboration du Service des Archives de la ville de Lens.

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   Dans les années 1920, Florentin Allavoine, marchand de cycles sur la route de La Bassée est la véritable cheville ouvrière du Vélo-club lensois dont le président est Marcel Navilly. Il a créé après la Première Guerre, le Grand prix Allavoine, course qui a lieu pendant la ducasse de la cité de la fosse 14, ouverte à tous les jeunes coureurs débutants du bassin minier.

allavoinerefait

   Le Vélo-club lensois est très actif et organise de nombreuses épreuves dans et autour de la capitale du bassin minier : les 100 kilomètres de Lens, le Grand Prix de la ducasse de Lens, la course de la côte de Vimy, le Grand prix Carpentier Sports… L’association existe depuis longtemps déjà puisqu’on trouve dans un article de presse la victoire d’un certain M. Hersin du Vélo-club de Lens dans une course de vétérans en 1892.

   Voyant le succès populaire que provoquaient ces nombreuses petites courses locales, en 1927 les dirigeants du club dont le président Marcel Navilly envisagent de voir plus grand. Leur réflexion donne naissance à une course entre Paris et Lens. Cette année-là, il n’est pas envisagé que l’épreuve devienne annuelle, les finances du club ne le permettent pas. Un comité d’organisation est créé et reçoit l’adhésion de 66 lensois.

   Les nombreuses difficultés matérielles et administratives ne freinent pas l’ardeur de ces passionnés. Dans un Lens qui achève sa reconstruction d’après-guerre, le maire Emile Basly voit avec ce projet une autre manière de braquer les projecteurs sur la capitale du bassin minier. Le Conseil municipal décide d’une subvention de 1500 francs.

   La course est ouverte à tous les coureurs licenciés en France et à l’étranger, « sauf amateurs et professionnels » précisent les organisateurs. Les primes sont intéressantes : 1200 francs au vainqueur, 800 au deuxième et 150 francs et une bicyclette au troisième. Le premier « débutant » gagnera 150 francs. Les inscriptions sont prises au commerce de F. Allavoine, route de La Bassée, siège du Vélo-club. C’est ainsi que le dimanche 21 août 1927, une cinquantaine de cyclistes s’élancent de Saint-Denis au nord de Paris pour la première édition du Paris-Lens cycliste.

   Le temps exécrable, les pavés : tout est réuni pour que cette épreuve ressemble à une classique belge. Ce sont d’ailleurs les coureurs de ce pays qui réalisent un doublé sur la ligne d’arrivée tracée sur la place Jean Jaurès. Jérôme Declercq (qui participa par la suite à trois tours de France) l’emporte en solitaire avec 3 minutes et 4 secondes d’avance sur Rémy Verschatse, également belge certes, mais habitant Hénin-Liétard.

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   Quelques semaines après la course, Marcel Navilly laisse la place de président à Florentin Allavoine. Le succès sportif et populaire de cette course engage les organisateurs à en faire une épreuve annuelle inscrite au calendrier officiel de l’Union vélocipédique de France (ancêtre de la Fédération française de cyclisme).

   Pour cette deuxième édition, la municipalité (maintenant dirigée par Alfred Maës depuis le décès d’Emile Basly) a doublé sa subvention et de nombreux bienfaiteurs (entreprises, commerçants…) apportent leur soutien au comité d’organisation ce qui permet de mettre en jeu 6 500 francs de primes.

   Le dimanche 29 juillet 1928, ils sont 55 à s’élancer de Saint-Denis. La course est palpitante. En bas du boulevard des Écoles (Bd Basly aujourd’hui) Jérôme Declercq, le vainqueur de la première édition, après une chasse de plus de 120 kilomètres, rejoint Joseph Vanderhaeghen qui l’avait distancé de plus de trois minutes sur un incident matériel. La victoire se décide au sprint pour un nouveau doublé belge. Vanderhaeghen inscrit son nom au palmarès. Le premier coureur lensois se nomme François Dooghe, il termine sixième. Cette seconde édition est un véritable succès. Du boulevard des Écoles à la ligne d’arrivée sur la place Jean Jaurès, plus de 15 000 Lensois ont ovationné les coureurs.

1928

   Le troisième Paris-Lens se déroule le dimanche 4 août 1929. Malheureusement, F. Allavoine ne verra pas cette troisième édition, il décède en février. Les inscriptions sont maintenant prises au nouveau siège du club, le café « La cantinière », place Jean Jaurès. Le départ est donné à 11 h 00 par Marcel Navilly, qui a repris la présidence, à la soixantaine de coureurs. Après un départ calme, une échappée de six hommes se produit vers le soixantième kilomètre.

   A l’arrivée, c’est encore un belge, Félicien Vervaecke qui l’emporte d’une bonne longueur devant le Français Emile Decroix. Parmi les coureurs, le vétéran lensois René Place au palmarès régional bien fourni. Place dispute là la dernière course de sa carrière pour faire plaisir, dira-t’il, à ses amis dirigeants du Vélo-Club lensois. Après 100 kilomètres, l’ancien champion lensois sera lâché par le peloton et abandonnera quelques kilomètres plus loin.

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   Le Paris-Lens devient de plus en plus populaire. Pour sa quatrième édition en 1930, plus de 80 inscriptions sont arrivées au siège du club. Si populaire que les organisateurs diffusent des consignes de sécurité strictes. Un coup de sirène annonce le passage des cyclistes dans les villes traversées. Les clairons signalent leur arrivée entre le pont d’Eleu et la place Jean Jaurès. La sécurité est assurée par la gendarmerie et la police municipale afin de maintenir la nombreuse foule sur les trottoirs jusqu’à la place Jean Jaurès.

   Cette année voit sur le podium un triplé belge. Derrière Gustave Becker (licencié au Vélo-club tourquennois) l’emporte, André Vanderdonck et Joseph Vanderhaeghen (le vainqueur de 1928) prennent les places d’honneur. Beckert avait réussi l’exploit de s’échapper à Amiens et de parcourir les 80 derniers kilomètres en solitaire.

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   En 1931, le Vélo-Club précise dans son annonce que la course est ouverte aux aspirants, indépendants et débutants de toutes catégories, que le prix de l’engagement est de cinq francs (plus cinq francs pour le transport en voiture des effets personnels), que le prix décerné au vainqueur est de 1000 francs. La course partira à 8 h 00 de Saint-Denis et rejoindra Lens 210 kilomètres plus loin après avoir traversé Saint-Just en Chaussée, Amiens et Arras.

   Le vainqueur cette année-là se nomme Alfons Ghesquière, encore un Belge ! À la suite de ce succès Ghesquière passera professionnel dans l’équipe Alcyon-Dunlop où il côtoiera les André Leducq, Speicher ou les frères Maës.

1931

   Le 7 août 1932 vit enfin la première victoire d’un coureur français, Raymond Debruyckere qui bat au sprint son coéquipier Léon Robitail et le Parisien Jean Driancourt. Cette année, la course est partie du barrage de Pierrefitte à Sarcelles et le vainqueur, qui faisait partie d’une échappée de huit coureurs, a parcouru les 210 kilomètres en 6 heures et 10 minutes.

  Marcel Hanotel, adjoint au maire, est devenu président du Vélo-Club, toujours organisateur de l’épreuve sous le patronage du journal « l’Intransigeant ». Mais c’est surtout au travail du secrétaire Jules Hurtevent que cette édition doit son succès. Grace aux partenaires de plus en plus nombreux, le montant des primes est porté à 8 000 francs dont 200 sont réservés aux seuls coureurs du VCL. En attendant l’arrivée des coureurs, les spectateurs lensois patienteront sur la place Jean Jaurès en écoutant un concert de la Fanfare ouvrière municipale puis pourront se rendre après la course à la ducasse de la rue de Douai.

   Dimanche 6 août 1933 : l’arrivée de l’épreuve se juge maintenant sur le tout nouveau stade vélodrome de l’avenue de Liévin mis à la disposition des organisateurs par la municipalité d’Alfred Maës. En attendant de voir les premiers coureurs, une réunion sur piste est organisée avec une course par élimination, un match omnium et une individuelle de 40 kilomètres. Entre chaque épreuve, la Fanfare ouvrière municipale distrait les spectateurs. Le prix d’entrée est fixé à deux francs.

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   La course est désormais réservée aux seuls coureurs Français et étrangers licenciés à l’Union vélocipédique de France. À Amiens, sur une chaleur caniculaire, quatre hommes s’échappent et dans les faubourgs de Lens, l’Avionais François Blin s’extirpe du groupe pour entrer seul sur la piste et franchir en vainqueur la ligne d’arrivée. Il a couvert les 222 kilomètres en six heures et 41 minutes. Les Belges Albertin Disseaux et Rémy Verschatse complètent le podium.

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   François Blin récidive l’année suivante lors de la huitième édition qui a lieu le dimanche 12 août 1934. Henri Mailly a succédé à Hanotel comme président du VCL. Il est bien secondé par messieurs Deverrewaere, Guilbaut et Fourmentin. C’est toujours au stade vélodrome qu’est jugée l’arrivée. Cette fois, c’est un véritable triomphe pour l’Avionnais qui franchit seul la ligne avec près de cinq minutes d’avance sur le deuxième. C’est sur les pavés de la côte de Doullens qu’il a construit sa victoire. Après avoir rejoint le Parisien Pionnier parti depuis le départ, Blin s’enfuit seul et vole jusque Lens.

  Au stade, les spectateurs sont avisés du déroulement de la course par des hauts-parleurs. Pour les faire patienter, outre les traditionnels courses sur piste et concert de la Fanfare ouvrière municipale, ils assistent cette fois à l’arrivée d’un 20 kilomètres marche organisé par l’Union Sportive des Cheminots de Lens.

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   Le Vélo-club lensois commence à souffrir de la concurrence d’autres clubs locaux : l’Union sportive ouvrière lensoise (USOL) soutenue activement par la municipalité et l’Union des Sociétés sportives et gymniques du Pas-de-Calais créée par le Parti communiste. Cette dernière écrit au maire de Lens, Alfred Maës afin d’obtenir son soutien dans l’organisation d’un Paris-Lens cycliste « travailliste ». Le maire de Lens, tout en apportant son soutien à l’USOL, préfère en rester à l’organisation actuelle du Vélo-Club lensois.

   Surtout que le 11 août 1935 à 9 h 50 à Sarcelles, ils sont encore 110 coureurs à participer au neuvième Paris-Lens cycliste. À Saint-Nicolas-les-Arras, le jeune Belge Jules Pynckett, licencié au VC Tourquennois, s’échappe d’un groupe de 12 coureurs. Dans le groupe de chasse, son coéquipier Rémy Decroix tente de freiner la poursuite. C’est un véritable triomphe qui accueille Pynckett lorsqu’il traverse Lens par le pont de Douai, la place Jean Jaurès, le boulevard Basly et l’avenue de Liévin où il pénêtre sur la piste du vélodrome municipal sous les ovations des nombreux spectateurs. Le triomphe du Vélo-Club Tourquennois est total puisque Rémy Decroix a lâché ses compagnons et franchit seul la ligne d’arrivée pour la deuxième place. Cette année encore, trois Belges sont sur le podium puisque la troisième place revient à Marcel Kint, un coureur indépendant encore inconnu, mais qui en 1938 sera sacré champion du monde de course en ligne et remportera 77 victoires lors de sa carrière professionnelle.

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   En 1936, le Paris-Lens fête son dixième anniversaire. Les organisateurs regrettent que l’on ait inscrit au calendrier le même jour le Tour du Nord, privant ainsi leur course des principales vedettes amateurs de l’époque. Mais ce contretemps va permettre de découvrir de jeunes talents inscrits parmi les « aspirants, indépendants, débutants et vétérans ». C’est le premier vainqueur du tour de France et lensois Maurice Garin qui donne le départ de l’épreuve au barrage de Pierrefitte à Sarcelles.

   La course n’en est pas moins disputée. C’est le jeune Roubaisien de 20 ans, licencié à Marchiennes, Roger Schoon qui l’emporte en battant celui qui fut le grand animateur de la course R. Thain qui avait pensé avoir course gagnée lors du premier passage sur la ligne alors qu’il restait un tour de piste à effectuer. Arrive à la troisième place le Suisse Werner Buchwalder, licencié au Vélo-Club lensois.

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   C’est un futur grand coureur qui remporte en 1937 le onzième Paris-Lens. César Marcellak (dont le nom s’écrira Marcelak lors de sa naturalisation), licencié au CV Béthune est arrivé en France en 1922 lors de l’immigration polonaise. Il deviendra professionnel par la suite, disputant deux tours de France dont un avec sur le dos le maillot tricolore de champion de France, titre acquis en 1948. Lors de sa longue carrière professionnelle de 1933 à 1958, il remportera 350 victoires.

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   Mais revenons à ce Paris-Lens 1937. Les organisateurs ont choisi de modifier l’itinéraire. Après Doullens, au lieu de se diriger vers Arras, les coureurs prennent la route de Frévent puis de Saint-Pol-sur-Ternoise. Puis ils traversent les villes minières de Bruay-en-Artois, Noeux-les-Mines et Bully les Mines (où habite César Marcellak) avant d’arriver à Lens par la route de Béthune. Ils rejoignent le stade vélodrome municipal après une boucle qui les fait emprunter l’avenue du 4 Septembre, la rue de Lille, la place Jean Jaurès, le boulevard Basly et l’avenue de Liévin. Le stade est ouvert dès 13 h 30 pour les nombreux spectateurs qui veulent assister aux courses d’attente sur la piste du vélodrome où une nouvelle épreuve est inscrite au programme : une course individuelle de 80 kilomètres ouverte à tous, coureurs licenciés ou non.

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   Ce Paris-Lens se déroule sous une accablante chaleur qui entraîne de nombreux abandons. Aux environs de Saint-Pol-sur-Ternoise, ils sont sept coureurs en tête avec 6 minutes d’avance sur ce qu’il reste du peloton réduit à une quinzaine d’hommes. C’est ensemble qu’ils pénétreront sur la piste du vélodrome où Marcellak réglera ses compagnons d’échappée au sprint. Le Valenciennois Maurice Samyn prend la seconde place devant le jeune lensois Henri Decoopman.

   L’année suivante, Marcellak est le favori logique de l’épreuve, mais doit déclarer forfait au moment du départ. C’est un jeune inconnu du Vélo-Club de Tourcoing, Victor Codron, qui remporte l’épreuve en battant au sprint Gaston Grimbert, vainqueur récent du tour de Picardie.

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   Mais la concurrence des autres courses fait de l’ombre au Paris-Lens qui perd de l’intérêt parmi les coureurs. Chaque ville du nord de la France veut sa course au départ de la capitale ; Patis-Lille, Paris-Arras, Paris-Douai et même Paris-Avion ! Cette année, ils n’étaient que 35 cyclistes au départ de Sarcelles.

   En février 1939, le président de l’USOL interpelle Alfred Maës sur le fait que le Vélo-Club lensois qui organise chaque année le Paris-Lens est une association libre dont forcement contre le sport ouvrier que représente l’USOL. Dans un courrier adressé au maire de Lens le 15 février, le VCL est décrit comme « un groupement qui lutte avec âpreté contre les institutions ouvrières et donc contre la FSGT ». L’USOL n’obtiendra pas le Paris-Lens, mais organisera une semaine avant la date prévue le Grand Prix de la ville de Lens, une course qui se déroule sur deux jours.

   De plus, un autre club cycliste vient d’être créé dans la même ville, le Cyclo-club lensois, soutenu entre autres par Maurice Garin. Il compte dans ses rangs le champion du monde de cyclo-cross Charles Vaast. Les cyclistes lensois adhèrent rapidement à cette nouvelle association. Florentin Allavoine, fils du fondateur et dirigeant du VCL, la rejoint également. Le Vélo-Club finira par disparaître et avec lui la course Paris-Lens. Codron restera le dernier vainqueur, le Lens-Paris 1939 n’aura pas lieu.

   Puis vient la guerre… et la Libération. Le 23 avril 1945, le communiste Auguste Lecoeur est élu maire de Lens. On peut penser qu’il fut l’un des initiateurs de la nouvelle formule du Paris-Lens.

   La course a lieu le premier mai 1946. Cette fois, l’épreuve ne fait plus partie du calendrier de la Fédération française de Cyclisme (qui a succédé à l’Union vélocipédique de France en 1940) mais est affilée à la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail) créée par les syndicats CGT et CGTU en 1934. La course est organisée par la Vie Ouvrière, organe de presse de la CGT. Appelée également la course de la Paix en hommage aux mineurs du Nord-Pas-de-Calais qui ont osé se mettre en grève contre l’occupant en 1941, la course est remportée de nouveau par César Marcellak, alors licencié à l’USO Lens et champion de France FSGT l’année précédente.

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   L’édition de 1948 appelée officiellement « le deuxième Paris-Lens FSGT » est remporté par Robert Renonce, originaire de l’Eure et Loir et qui vient tout juste d’abandonner une carrière professionnelle et redescendre dans la catégorie « amateur FSGT ».

   Au début des années 1950, une sciscion est opérée au sein de la FSGT jugée trop dépendante du Parti communiste et de la CGT. Les sportifs soutenus par la SFIO créent l’Union sportive travailliste. Comme au niveau national et dans beaucoup d’autres communes, la municipalité n’accorde plus d’aide à la FSGT. De plus, plus de stade vélodrome ni de centre-ville pour le Paris-Lens travailliste (tel que l’appelle aussi le journal l’Humanité), la ligne d’arrivée est tracée dans la rue de l’Ecluse.

   En 1952, le Paris-Lens FSGT est patronnée par la CCPM (Coopérative Centrale du Personnel des Mines créée par Auguste Lecoeur). Le vainqueur est un coureur belge âgé de 21 ans nommé René Van Mennen devant l’écossais Steel et le Lyonnais Audemard. Mais il semble que ce soit la dernière fois que l’on trouve un article de presse sur le Paris-Lens.

   Si on ajoute les deux formules, libre et FSGT, la course cycliste Paris-Lens aurait été courue à dix-neuf reprises.

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2 Réponses à “Le PARIS-LENS cycliste”

  1. Salomez Dominique 22 février 2020 à 13 h 51 min #

    Merci encore une fois pour cet historique détaillé de la célèbre course Paris Lens, bravo à ceux qui collaborent pour fournir des éléments à
    Claude…
    Merci infiniment.
    Dominique ex Lensois.

  2. Laurent Michel 6 mars 2020 à 9 h 52 min #

    Claude très beau travail et de recherche, une belle histoire que je ne connaissais pas. Continu, n’arrête pas à nous faire repartir dans le passé! Cordialement L M de Rodez…

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